Brussels Art Museum

Bruxelles doit changer! Il nous faut un MoMa, un Guggenheim!
C’est à travers l’étude de «l’effet Bilbao» et de sa possible application au territoire bruxellois que le travail de «l’objet pour l’objet» m’est apparu évident. Cette démarche n’est pas très répandue chez les architectes car ceux-ci préfèrent favoriser la fonction au détriment de la forme. L’approche a donc été de puiser en moi un ensemble de référents formels et de combinaisons me faisant penser à l’Art.
Ce travail était déjà amorcé bien avant que le projet ne s’installe: les carnets de croquis d’architecture s’entassent chez moi, ce chaque jours un peu plus. J’ai décidé pour ce projet d’exprimer mon monde intérieur et lors de l’atelier environ deux cents croquis ont été exposés.  Ils ont directement fait place à la contemplation des formes et l’aura qu’ils produisaient. Plutôt que de partir sur une démarche cartésienne stricte de combinaison et de composition, j’ai décidé de suivre l’intuition du premier geste. Un croquis a attiré mon attention. Il fût aussitôt retranscrit en maquette. De là, deux recherches se sont faites en parallèle: la recherche d’une typologie adaptée et la recherche d’une base narrative (un manifeste). La maquette possédait quelques qualités très souhaitables pour un musée: un volume phare qui se dégage en hauteur et qui vient chercher le point de vue sur la ville et son canal, l’entrée monumentale sous sa courbure, des bas-côtés à la courbure organique et son parcours, l’espace intérieur courbé, une grande porosité de passage depuis l’arrière et surtout une dualité entre l’avant et l’arrière. Les recherches formelles qui suivront ne seront que l’extrapolation de ces qualités-ci.
Le site de projet dans sa situation actuelle ne renseigne que très peu quant à son réel potentiel. Ce qu’il faut y voir c’est l’articulation entre deux paysages typiques de Bruxelles que la proximité ne lie pas forcément. Le bassin Vergote est un espace très ouvert où l’industrie vient s’exprimer en toute liberté. Le quartier Manhattan offre à la fois la pesanteur des gratte-ciels et la qualité de l’espace qui se dégage à leurs pieds.
Le parcours se lit donc d’abord par le site environnant (l’opposition de ces deux espaces caractéristiques), ensuite, l’Architecture. Le projet tente de les relier au moyen d’un territoire artificiel. C’est une logique indépendante qui se voit projetée sur le sol. Le masterplan est tracé de telle manière à casser la staticité des «villes de pierres». L’objet rompt avec toute forme de référent au temps, à l’espace ou au style du quartier… L’acte de rupture est un acte fort si le rapport dialectique ville-objet fait sens. Mon parti pour Bruxelles est d’actualiser son parc immobilier et de la transformer en ville hybride confrontant passé et futur.
Un des moyens consiste en l’acte héroïque d’une Architecture exceptionnelle pour cette ville. Ce projet ne se veut pas fonctionnel ou même adapté: c’est la revendication d’une beauté furtive. (manifeste : ici)

 

 

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